Définition du terme « toilettes »

Le terme « toilettes » désigne un cabinet intime d’aisance destiné au moment de soulagement volontaire des déjections corporelles qui sont l’urine et les excréments. Les toilettes sont également appelées WC pour Water Closet en anglais, les sanitaires, les cabinets ou cabinet d’aisance.

L’origine des toilettes

Les toilettes sont un élément indispensable lorsque plusieurs personnes se retrouvent au même endroit car il y a un besoin non négligeable d’évacuer les excréments. Ainsi l’histoire des toilettes remonte à l’origine de la civilisation.

L’Antiquité :

Au Pakistan, des archéologues ont trouvé des vestiges de réseaux d’eau et de toilettes avec chasse d’eau datant du XXVe siècle avant Jésus-Christ. En effet, des toilettes fonctionnant à l’eau et liées par des drains couverts de briques d’argiles cuite étaient présentes dans chaque maison de la ville d’Harappa.

En Mésopotamie les archéologues ont également retrouvé des traces « d’égouts » en briques similaires et des tuyaux en terre cuite qui sous la pression des fontaines, transportaient l’eau.

Deux dieux sont dédiés aux aménagements sanitaires les plus connus de la Rome antique : Stercutius pour les « lieux d’aisance » et le fumier et Crepitus pour le gaz. La déesse Cloacina est destinée à surveiller l’égout principal appelé « Cloaca Maxima ». Cet égout collectait que les eaux de pluie c’est-à-dire que les excréments étaient déversés dans la rue, ils s’accumulaient dans un canal jusqu’à ce que la pluie nettoie les excréments sur la chaussée et se dirige dans l’égout. Cependant ce système s’est arrêté vers l’an 100 car il n’y avait plus assez d’eau pour nettoyer les ruelles.

A Rome, les pots de chambre vidés par les esclaves et les toilettes publiques étaient réputés.

Dans l’actuel Sri Lanka, les moines bouddhistes utilisaient des pots poreux pour filtrer l’urine et les excréments étaient utilisés pour faire de l’engrais. Cette réutilisation des excréments pour l’engrais était pratiquée à Londres jusqu’au XIXe siècle où se trouvaient des « fosses d’aisance » publiques pour faire ses besoins.

Le Moyen-Age :

Dans la ville de Sanaa au Yémen, les toilettes se situaient en haut des bâtiments dans des petites pièces. Les excréments tombaient dans les fosses en bas du bâtiment et étaient réutilisés comme engrais.

En Inde, l’évacuation des déjections corporelles se faisaient dans la nature, à coté d’une rivière ou dans les bois. Les toilettes des châteaux débouchaient souvent dans les rivières.

En Europe, les excréments provenant des édifices importants tombaient dans le vide et s’évacuaient par les canaux grâce aux eaux des douves. Cela se faisait grâce à des latrines, ce sont des toilettes fonctionnant avec un trou recouvert d’une simple planche. Ce terme désigne un système de toilettes peu avancé. A Paris, le peuple déposait leurs excréments dans la voirie qui est un lieu public pour déposer ses ordures ménagères. Les résidents des habitations privées utilisaient des pots de chambre. A Versailles, les courtisans faisaient leurs besoins sur les balcons, derrière un rideau, une porte ou dans la cour sans s’en cacher.

En Angleterre des « pots de chambre » se situaient au pied de la table et les gens pouvaient l’utiliser pendant le repas, à la vue de tous. Ensuite des cabanes au-dessus de la rivière se sont installées, ainsi les excréments étaient directement évacués.

A partir du XVI, les nobles utilisaient des chaises percées. Ce sont des chaises équipées d’un trou afin de faire ses besoins.

La création de la chasse d’eau s’est faite au XVI quand les grandes villes ont interdit de décharger de l’eau dans les canaux des rues.

L’apparition de la chasse d’eau au XVIe siècle :

C’est John Harington qui en 1592 a créé le première chasse d’eau dans sa maison. Cette chasse d’eau débouchait sur une fosse d’aisance dans le jardin.

En France, la chasse d’eau est apparue en 1775, Alexander Cummings a ajouté un tuyau courbé en forme de U qui empêche les odeurs de remonter. L’eau contenue dans ce tuyau était remplacée à chaque tirage de chasse d’eau. Avant 1840, la chasse d’eau moderne avec la cuvette n’était pas rependue.

La création du « tout à l’égout » entre le XVIe siècle et le XIXe siècle :

L’utilisation de l’eau des rivières par les usines et les maladies qui se rependent ont mené à plusieurs lois qui ont obligé les maisons à avoir leur propre fosse. Rapidement, le « tout-à-l’égout » c’est-à-dire l’envoi immédiat des matières dans un cube suffisant d’eau de lavage s’est développé.

Les toilettes à terre et toilettes à eau au XIXe siècle :

En Angleterre, au XIXe siècle il y avait deux systèmes de toilettes : les toilettes à eau inventés par Thomas Crapper et les toilettes à terre inventés par Thomas Sziburne. Cependant, suite aux études de Pasteur qui démontrent qu’il y a un lien entre l’hygiène et les maladies, les toilettes à terre ont été un échec. De plus, une loi a imposé le « tout-à-l’égout ».

Depuis le XIXe siècle :

Un hôtel à Boston est le premier à avoir proposé des toilettes en dehors du domicile en réunissant huit cabinets dans une salle commune. C’est alors l’invention des toilettes publics.

A Paris entre 1791 et 1869 les premiers urinoirs ont vu le jour, c’est alors l’apparition des premières vespasiennes. Des chalets « dits de nécessité » voient également le jour ce qui permet enfin aux femmes de se soulager dans un lieu autre que leur domicile.

En 1857, Joseph Gayetty a commercialisé le premier paquet de papier toilette. Le papier toilette en forme de rouleau est apparu vers 1907.

Catégories : WC

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